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Il tue les moustiques avec son sang !

Article posté par buzzy 28 mai 2012 dans Geek et Science

C'était une idée toute simple au départ mais qui pourrait bien transformer la carte des maladies endémiques de l'Afrique subsaharienne. L'entomologiste Bart Knols qui dirige la société néerlandaise In2Care basée à Wageningen a peut-être trouvé le moyen d'éradiquer les moustiques, en particulier ceux qui sévissent sur le continent africain et qui sont vecteurs de la malaria (anophèle) et de la dengue.

Bart Knols

L'idée lui est venue le jour où il a réalisé que les traitements anti-puces administrés aux chiens bloquaient le système nerveux des parasites tout en étant complètement neutres pour les canidés. Pourquoi, s'est alors demandé Bart Knols, ce produit ou un de ses dérivés, n'agirait-il pas de la même manière sur l'Homme ?

Convaincu que son intuition était la bonne, le chercheur s'est attelé à la tâche et à mis au point un comprimé dont la composition précise est pour l'instant secrète : le médicament est en attente d'un brevet, ou plus précisemment d'un procuring patent qui autorise l'utilisation d'un médicament qui bénéficie déjà d'une autorisation de mise sur le marché mais qui était à l'origine destiné à être commercialisé à d'autres fins.

Evidemment, le produit n'en est encore qu'au stade des essais cliniques mais il semble déjà prometteur. Bart Knols l'a testé lui-même à plusieurs reprises - pas évident de trouver des cobayes pour ce type d'expériences - et il est efficace : une fois le sang contaminé ingéré, il ne faut pas plus d'un quart d'heure pour que les premiers moustiques commencent à tomber.

Si Bart Knols affirme pour l'instant n'avoir ressenti aucun effet secondaire, il est trop top pour dire si le comprimé est réellement innofensif : il se peut qu'il ait des effets totalement différents sur d'autres personnes.

De plus, comme le souligne Henk Schallig, coordinateur de recherches et parasitologue auprès de l'Institut royal des tropiques à Amsterdam, on ignore si le produit, qui n'a pas encore reçu d'agrément pour une utilisation par des êtres humains, pourra être utilisé par les personnes qui sont les plus à risque, c'est-à-dire les femmes enceintes qui sont les cibles privilégiées des anophèles. Le chercheur, convaincu de l'intérêt que pourrait présenter ce médicament nuance néanmoins l'optimisme qu'il pourrait susciter : "(...) Le foetus dans l'utérus est vulnérable. Ce ne serait pas la première fois qu'un médicament prometteur échoue au stade expérimental car les risques sont trop élevés pour l'enfant à naître."

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